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Are You Carrying the Redhead Gene? (Discovery news Jan 28 2013)
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Book tells why Mom is tickled pink to have a little redhead (USA TODAY, March 10, 2010)

Cardinal Rules (from Boston Globe, March 10, 2010)

Celebrating redheads (StarTribune, Feb 12, 2010)

The Pain of Being a Redhead (NY Times Aug 6, 2009)

Redheads' Extra Pain May Cause fear of Dentist (CNN July 31, 2009)




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La Génétique et Généalogie de la Rousseur
L’humanité s’illustre par une remarquable diversité génétique. Cette diversité s’illustre notamment par des caractéristiques morphologiques (e.g. taille, couleur de l’iris des yeux). Chacun de nos traits est la résultante de l’interaction de notre patrimoine génétique avec son environnement.
La coloration de la chevelure est l’un des traits le plus variable et le plus notable, et est souvent associé avec l’origine ethnique et géographique. Au cours de son évolution, l’humanité s’est pourvue d’une large palette de couleurs naturelles des cheveux, allant du noir au blond, au roux et en passant par toutes les teintes intermédiaires. Parmi toutes ces couleurs, la moins fréquente est la rousseur: les roux ne représentent qu’environ 1% de la population générale. La majorité d’entre eux habitent les franges nord et ouest de l’Europe, particulièrement en Irlande et en Ecosse. Les dernières estimations comptabilisent environ 4% de roux pour la population Européenne, avec 13% pour l’Ecosse et 10% pour l’Irlande. Une fraction de 40% de la population Irlandaise est estimée être porteur d’un allèle de la rousseur. Aux Etats-Unis, 2% de la population est naturellement rousse, ce qui en fait le pays le plus peuplé en terme de roux (~6 millions).

Le gène de la rousseur
Il n’y a pas à propremement parlé un gène de la rousseur. Plus précisément, il s’agit de formes alléliques d’un des gènes qui détermine la couleur des cheveux (un gène est une entité qui détermine une caractéristique: pour chaque gène, au sein d’une population, il existe une série de variations de ce gène: ces variations sont appelées allèles. La collection d’allèles pour tous les gènes d’une espèce donnée constitue le patrimoine génétique de cette espèce: chacun de ses individus porte un collection unique de ces allèles, d’où le fait que chaque être humain est unique). Ce gène dont certains de ses allèles coincide avec la survenue d’une chevelure naturellement rousse s’appelle MC1R. Ce gène donc existe selon plusieurs versions dans la population humaine, certaines d’entres elles spécifiant la rousseur.
A l’instar de tous gènes codant pour une protéine, le gène MC1R code pour une protéine qui est elle même dénommée MC1R. L’activité biologique de la protéine MC1R est de faire en sorte que les pigments rouges soient transformés en pigments bruns. Par conséquent, tout être humain synthétise une certain quantité de pigments rouges dans les cellules qui donnent naissance aux cheveux. Ce qui éventuellement détermine la couleur des cheveux est la quantité relative de pigments bruns. Seules les personnes qui portent les allèles du gène MC1R qui produisent une protéine MC1R qui ne cause pas la synthèse de pigments bruns accumulent de fait les pigments rouges et ce faisant arborent une chevelure rousse.
Etant donné que nous possédons deux copies pour chacun de nos gènes (une copie héritée de la mère, la deuxième du père), les deux allèles du gène MC1R doivent être de nature à spécifier la rousseur (i.e. deux alleles r) pour que le trait se manifeste. Les individus porteurs d’un seul allèle de la rousseur ne sont pas roux car un des allèles est suffisant pour produire des pigments bruns (les allèles de la rousseur sont pour cette raison qualifiés de récessifs).

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Les évidences scientifiques de la rousseur
La protéine MC1R est l’un des principals composants régulant la production de pigments dans la peau et les cheveux. La protéine MC1R est localisée à la surface de cellules spécialisées dans la synthèse des pigments appelés mélanocytes. Les variations de couleurs de la peau et des cheveux dans la population générale sont attribuables aux variations de la quantité respective de différents pigments (appelés mélanines), quantités qui sont génétiquement déterminées.
Le gène MC1R est très polymorphe (ce qui signifie qu’il existe de nombreux allèles de ce gène dans la population générale). Une douzaine de variations ont été décrites, ce qui en fait l’un des gènes le plus polymorphe de l’espèce humaine. Parmi ses nombreux allèles, certains sont associés avec la survenue de la rousseur (ses allèles sont désignés pas la lettre
r en minuscule). La vaste majorité des roux sont homozygotes pour ces allèles r du gène MC1R. La rousseur est déterminée par la quantité relative de deux pigments, l’eumélanine et la phéomélanine présents dans nos cheveux. La quantité relative d’eumélanine dans les cheveux détermine la teinture du blond jusqu’au noir. Une faible fraction d’eumélanine est la chevelure est blonde, une quantité intermédiaire va produire du brun alors qu’un excès d’eumélanine est responsable de la teinture noire. La phéomélanine est ce qui colore les cheveux en rouge. Plus importante est la fraction de phéomélanine, plus les cheveux sont roux. Ainsi, la couleur naturel des cheveux est la combinaison des quantités relatives d’eumélanine et de phéomélanine.
Les quantités d’eumélanine et de phéomélanine dans nos cheveux sont génétiquement déterminées. Le gène est MC1R. Certains allèles du gène MC1R ont pour effet de prévenir ou de diminuer la conversion de phéomélanine en eumélanine. Une seule copie du gène MC1R porteuse d’un allèle R qui cause la conversion de phéomélanine en eumélanine est suffisant pour prévenir la survenue de la rousseur. Il faut être porteur de deux formes allélique r du gène MC1R pour avoir des cheveux naturellement roux.
Avec l’accroissement des migrations et des mariages inter-ethniques, il demeure possible que la fréquence de roux dans la population générale diminue progressivement dans le futur. La fréquence de l’allèle r du gène MC1R dans la population générale en revanche va demeurer constante.